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ROA

ROA – Belgique, 1976

Les formes animales organiques de l’artiste rappellent aux spectateurs le monde naturel oublié qui se trouve sous les rues de la ville. Grâce à ses installations murales de grande envergure représentant la vie sauvage sur la toile industrielle de la ville, ROA produit une juxtaposition entre ce qui est manifestement naturel et ce qui est mécanique, entre ce qui est à la fois sauvage et nostalgique, une réminiscence de ce que le monde était avant l’utilisation du ciment et du béton.

ROA a commencé à extraire des animaux des profondeurs du monde industriel de sa Belgique natale, où il explore les environs de sa maison et s’est inspiré de la vie qui se cachait dans ses cheminées solitaires. L’oeuvre qui en résulte provoque l’effet d’un grognement qui vous surprend, réveillant une réaction viscérale provenant de la confrontation avec quelque chose de familier mais pourtant méconnu, une étrange représentation des animaux en nous et autour de nous, que nos modes de vie contemporains ont rendu insignifiant.

En 2010, ROA présente sa première exposition personnelle, à Paris, à la Galerie Itinerrance. En 2011, ROA a participé à l’exposition iconique Art in The Streets au MOCA à Los Angeles. En 2014, il participe au projet Djerbahood, le premier musée de street art à ciel ouvert, dans un village tunisien sur l’île de Djerba, devenu une référence mondiale en matière d’art urbain. Sa pratique artistique n’est pas liée à un lieu fixe ; comme pour ses peintures murales, son atelier est mobile, et ses œuvres d’art sont créées sur place, dans des galeries, dans des musées. Le travail de ROA est réalisé in situ : détaché de la routine quotidienne, il tisse en permanence de nouveaux liens à travers ses rencontres, il récupère des matériaux locaux dans ses nouveaux environnements, dans lesquels il réside temporairement et où il développe sa pratique artistique.

Depuis ses débuts en Belgique, l’œuvre de ROA a pris son envol comme certains des animaux qu’il peint, se dispersant dans les grandes villes, apparaissant partout dans le monde comme des points de repère dans les métropoles, aussi bien sur les murs que les usines abandonnées.

Texte traduit de l’anglais à partir d’une version modifiée d’un texte de Margaret Boykin

ROAGalerie Itinerrance
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